En cette rentrée, la situation sociale des étudiants continue de se dégrader. Dans un contexte où les conséquences sociales de la crise fragilisent les populations les plus fragiles, le coût de la vie étudiante est tiré vers le haut, principalement en raison de la hausse des dépenses obligatoires dont le logement.
Augmentation des loyers (+8,3% d’augmentation des loyers dans le privé cette année), exigences démesurées des propriétaires, pénurie de logements CROUS… Les difficultés d’accès au logement atteignent des proportions qui compromettent la possibilité même pour un étudiant d’avoir un logement autonome, souvent indispensable à la poursuite de ses études dans de bonnes conditions.
En dix ans, les loyers dans le privé ont doublé alors que les aides au logement n’ont pas évolué depuis 1995 ! Accéder à un logement individuel est de plus en plus difficile (trouver un garant, payer le dépôt de garantie…). Les situations de mal logement se multiplient !
3% C’est le pourcentage des étudiants en île de France qui peuvent se loger en résidence universitaire
16500 C’est le nombre de chambres universitaires disponibles pour loger les 600 000 étudiants d’île de France
50% C’est la part du budget d’un étudiant vivant seul consacrée à son loyer
8,3% C’est la hausse des loyers à l’emménagement à Paris à la rentrée 2009. Ceux-ci dépassent souvent les 700 euros.
La situation ne peut plus durer !
1 La construction de nouveaux logement en Ile de France. Plus de 10 000 logements doivent être construits pour répondre aux besoins immédiats des étudiants. 2 La mise en place d’un cautionnement solidaire. Ce système doit permettre à tous les jeunes, quelque soit leur milieu social de pouvoir avoir accès à un logement indépendant. 3 La revalorisation des aides au logement. Cette mesure doit permettre aux étudiants de faire face à l’augmentation régulière des loyers en région parisienne.