Lors des dernières élections en conseil d’UFR, les étudiant sont massivement exprimé leur confiance en l’Unef, et par la même le refus d’une précarisation de leurs conditions d’études.
Ainsi, les étudiants de Paris 1 ont envoyé un message fort au gouvernement et à l’université, notamment sur la question du 10e mois de bourse. En effet, le 29 septembre dernier le président de la République annonçait à l’occasion de son discours “Agir pour la jeunesse”, la mise en place de ce 10e mois de bourse, mais uniquement pour les étudiants ayant cours au mois de septembre, et à la ministre de l’enseignement supérieur de rajouter lors d’une audition à l’Assemblée Nationale le 9 novembre dernier, à l’occasion de laquelle vous avez indiqué que ne seraient bénéficiaires de ce 10e mois de bourse que les étudiants de “BTS, IUT, classes préparatoires et première année de licence”.
Cette mesure ne concernerait donc pas les étudiants de Paris 1. Suite aux élections de novembre dernier, et à la demande des élus Unef et association étudiantes , Jean-Claude Colliard, président de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne, demande à la ministre de l’enseignement supérieur de : “lever toute ambiguïté quant à l’application du 10e mois de bourse . Cette mesure revendiquée depuis plusieurs années par les syndicats étudiants, souhaitée par les universités et prise en compte par le Président de la République, perdrait toute sa portée et tout son intérêt si elle ne pouvait bénéficier à tous les étudiants boursiers”.
Cette demande fait écho aux revendications des étudiants. En effet, si la plupart des cours ne reprennent à Paris 1 qu’au mois d’Octobre, le mois de septembre est celui de toute les dépenses. Les étudiants s’ils n’ont pas tous cours, ont tous une nécessité de présence sur l’université, avec les réunions de pré-rentré, les premiers loyers à payer, ou encore les dépenses en matériel universitaire. Ainsi le mois de septembre est le mois de toutes les dépenses, et il appartient au gouvernement de répondre à l’urgence social, car si ce 10e mois de bourse améliore les conditions de vie des étudiants boursiers, il demeure largement insuffisant au regard des besoins des étudiants. Plus de 800 000 étudiants sont contraints de se salarier pour subvenir à leurs besoins et n’ont droit à aucune aide sociale alors que le salariat étudiant est la première cause d’échec à l’université. Il nous appartient donc de maintenir la pression sur le gouvernement pour obtenir au plus vite ce 10e mois de bourse, indispensable dans ce contexte de précarité étudiante, la lettre du président de l’université (disponible sur notre site), en est la démonstration, et nous attendons désormais une réponse de la part de Valérie Pecresse.