Le plan licence, réclamé par l’UNEF et décidé par Valérie Pécresse en décembre 2007, s’applique dans les universités depuis près de deux ans. Alors que l’objectif annoncé par la ministre de l’enseignement supérieur était de permettre à 50% d’une classe d’âge d’être diplômé de licence, le bilan dressé par l’UNEF est sans appel. La réalité constatée dans les universités est bien loin des annonces de décembre 2007 et le plan licence ne s’est pas traduit par des avancées pour la majorité des étudiants.
Une occasion ratée pour lutter contre l’échec à l’université !
Le bilan de l’UNEF est sans appel :
Pire certaines universités détournent le plan licence pour mettre en place des dispositifs de mise à l’écart ou des parcours d’excellence pour quelqu’un.
Lors de la mise en œuvre du plan licence, certaines universités ont mis en place des dispositifs « hors cursus licence » pour les étudiants en échec, plutôt que de leur donner les moyens de réussir un cursus classique. Ainsi l’université de Paris 2 ou de Montpellier 2 ont mis en place deux cursus licence, un pour les étudiants « forts », et un pour les « faibles. »
Certaines universités n’ont pas hésité à financer des parcours d’excellence sur les fonds du plan licence. Les universités de Bordeaux 4 ou de Paris 2 ont ainsi créé des collèges de droit pour les meilleurs bacheliers. Certains étudiants auraient le droit à l’excellence et par d’autres ? Pour l’UNEF, ces pratiques vont à l’encontre des principes du plan licence qui doit permettre la réussite de tous les étudiants.
L’UNEF demande à Valérie Pécresse de respecter ses engagements !
L’amélioration de la réussite des étudiants et la lutte contre l’échec est indispensable pour atteindre l’objectif de 50% d’une classe d’âge diplômé de licence. L’UNEF demande à Valérie Pécresse de prendre en compte les difficultés d’application du plan licence et de prendre les mesures nécessaires pour remplir les objectifs affichés en 2007.
L’UNEF demande à Valérie Pécresse :